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+Une fusion qui coule de source

Les syndicats des eaux de l’Isable, de St-André-d’Apchon-Arcon, de la Teyssonne et Roannaise de l’Eau fusionneront au 1er janvier 2020. La nouvelle structure assurera la gestion de l’eau potable sur 32 communes roannaises.

Avec une année 2019 marquée par la sécheresse, l’eau est aujourd’hui un enjeu majeur pour notre territoire. Cette fusion intervient après deux ans de réflexions et d’échanges. Elle permettra d’adopter une approche plus globale de la gestion des ressources en eau du Roannais, tout en maintenant et en développant un service public de proximité. Le nouvel ensemble assurera la production et la distribution de l’eau potable sur 32 communes. Parmi celles-ci, sept continueront toutefois à être gérées en délégation de service public par la société Saur jusqu’à la fin de leurs contrats, d’ici à 2023.

Une gestion de l'eau cohérente

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La future entité conservera le nom et l’identité visuelle actuels de Roannaise de l’Eau et le siège sera basé 63 rue Jean Jaurès à Roanne.

Le syndicat poursuivra une gestion publique de l’eau potable, administré par des élus locaux, eux-mêmes mandatés par l’agglomération. À travers cette compétence, Roannaise de l’Eau a pour objectif de gérer et de préserver cette ressource aussi précieuse que simple d’accès. La fusion permettra, à terme, d’harmoniser les tarifs sur l’ensemble des 32 communes.

Pour la majorité des habitants, pas de changement. Seules 11 communes verront en 2020 leurs modalités de facturation évoluer (période de relève des compteurs, mensualisation…) : Changy, Le Crozet, La Pacaudière, Sail-les-Bains, St-Bonnet-des-Quarts, St-Forgeux-Lespinasse, St-Germain-Lespinasse, St-Martin-d’Estreaux, St-Romain-la-Motte, Urbise, Vivans. Les abonnés concernés seront informés de ces changements par courrier.

Pour les élus des quatre syndicats, « cette fusion n’aura pas d’impact sur la gestion de l’eau. L’usager est au centre de toutes les attentions, que ce soit dans les situations d’urgence, pour des missions de conseil et d’accompagnement ou encore pour la réalisation de travaux. Nos équipes réunies partagent la même mission au service de l’eau et garantiront la bonne continuité du service. »

En outre, un nouveau point d’accueil du public ouvrira ses portes, dans quelques mois, rue Jean Jaurès à Roanne, afin de renforcer la proximité avec les usagers.

+2021 : deux nouveaux projets de fusion

Les syndicats Rhône Loire Nord et Roannaise de l'Eau fusionneront au 1er janvier 2021.

Le Syndicat mixte Rhins Rhodon Trambouzan et Affluents (SYRRTA) a également délibéré ce mardi 26 novembre, en faveur d’une fusion avec Roannaise de l'Eau au 1er janvier 2021.

Les élus de Roannaise de l’Eau ont validé les deux demandes de fusions lors du Comité Syndical du mercredi 27 novembre 2019.

Fusion avec Rhöne Loire Nord

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Après avoir étudié, courant 2019, la mise en œuvre technique et financière de cette fusion, les élus des deux syndicats ont délibéré en faveur de cette évolution :  lundi 18 novembre pour Rhône Loire Nord et mercredi 27 novembre pour Roannaise de l'Eau. 

Ainsi, au 1er janvier 2021, Roannaise de l'Eau interviendra sur 71 communes roannaises pour la compétence eau potable (carte à télécharger plus bas).
Les 38 communes concernées par ce nouveau territoire resteront gérées par Suez jusqu’à la fin du contrat de délégation de service publique, en 2025.

La fusion avec Rhône Loire Nord présente deux avantages importants :

1. Sécurisation de la ressource en eau

Chaque syndicat possède une ressource forte : les barrages à Renaison pour Roannaise de l’Eau et un captage à Commelle-Vernay pour Rhône Loire Nord. Le regroupement des deux syndicats permettra une véritable sécurisation par l’addition de ces ressources complémentaires.

2. Baisse du prix de l’eau

Sans générer d’augmentation (liée aux fusions) pour les communes déjà adhérentes à Roannaise de l’Eau, les communes qui intégreront notre syndicat verraient, à terme, leurs tarifs diminuer. En effet, à ce jour, Rhône Loire Nord applique des tarifs 83% plus élevés que Roannaise de l’Eau.

Fusion avec le SYRRTA

Le Syndicat mixte Rhins Rhodon Trambouzan et Affluents (SYRRTA) est déjà géré par Roannaise de l'Eau depuis juillet 2019. La fusion entre les deux structures représente une évolution cohérente.

Les bassins versants du Rhins, du Rhodon et du Trambouzan se situent sur les départements du Rhône (45%) et de la Loire (55%). Ces trois cours d’eau sont des affluents rive droite de la Loire. Ils représentent environ 487 km de cours d'eau.

Ces bassins versants sont délimités par les Monts du Beaujolais au nord-nord-est, les Monts du Lyonnais au sud-est, le seuil de Neulise au sud-ouest et la Plaine du Roannais à l’ouest. 

Un contrat de rivières est en cours sur ces bassins versants. Celui-ci est également déjà piloté par Roannaise de l'Eau depuis juillet 2019. 

 

 

L'eau est aujourd'hui un enjeu majeur pour notre territoire.  Ces fusions permettront d’adopter une approche plus globale de la gestion des ressources en eau du roannais.

+Formation gestion des eaux pluviales

Membre actif du Graie depuis plusieurs années, Roannaise de l’Eau développe une démarche de gestion alternative des eaux pluviales urbaines en roannais. Les deux structures ont co-construit une formation dédiée, à destination des collectivités, bureaux d’études, paysagistes, architectes...

D’une durée de deux jours, la formation «Gérer les eaux pluviales à la source dans vos projets d’aménagement» s’adresse aux collectivités, aux bureaux d’études et aux paysagistes. Cette formation s'est déroulée courant novembre au Centre Technique de Roannaise de l’Eau, véritable site modèle en matière de gestion des eaux de pluie. Elle s’appuie sur les travaux d’acteurs scientifiques et opérationnels du Graie qui oeuvrent depuis plus de 30 ans pour mieux comprendre et mieux gérer les eaux pluviales en milieu urbain.

La gestion « traditionnelle » des eaux de pluie remise en cause

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Les eaux de pluie qui ruissellent sur les surfaces imperméables, (routes, parkings, trottoirs, toitures) ont longtemps été collectées en réseau unitaire, c’est à dire avec les eaux usées issues des activités domestiques (sanitaires, vaisselle par exemple) et industrielles. Elles sont ensuite épurées en station de traitement pour être rejetées sans risque dans le milieu naturel. Or en cas de fortes pluies, les réseaux peuvent déborder. Une partie du mélange des eaux usées et pluviales est donc directement rejetée au milieu naturel sans avoir été dépolluée. Cette gestion par le «tout tuyau» trouve aujourd’hui ses limites, notamment en raison de l’accroissement des phénomènes météorologiques violents et de l’accroissement de l’urbanisation.

Développement une nouvelle culture urbaine de l’eau

A Roanne, 20 % des effluents ne sont pas traités par temps de pluie. La réglementation impose de descendre à 5 % à l’horizon 2025 afin de limiter l’impact des polluants sur nos milieux aquatiques. Roannaise de l’Eau a ainsi décidé depuis 2009 de mettre en place une politique de gestion intégrée des eaux pluviales. Il s’agit de limiter au maximum le ruissellement de ces eaux en réduisant les surfaces imperméabilisées pour permettre à l’eau de s’infiltrer là où elle tombe.

Pour respecter la réglementation une objectif a été fixé dans le nouveau schéma directeur assainissement: déconnecter et/ou désimperméabiliser 32 hectares de surfaces imperméabilisées sur 10 ans. Le recours aux techniques alternatives est privilégié chaque fois que cela est possible. Car même si la mise en séparatif des réseaux constitue également une solution, elle est plus onéreuse et ne contribue pas à la réduction du ruissellement des eaux pluviales. Or, tout ce qui pourra être infiltré ou restitué au plus près de la chute de la goutte d’eau sera bénéfique pour demain.

Par ailleurs, tout est mis en oeuvre pour que les Plans Locaux d’Urbanisme des communes du territoire imposent l’infiltration des pluies pour tous les projets d’urbanisation neufs. Par ces préconisations et prescriptions, mais aussi au travers de ses propres chantiers, Roannaise de l’Eau entend bien généraliser cette démarche de manière collective.

+Signature du projet de méthaniseur

Une nouvelle énergie pour le roannais

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 Depuis plusieurs années, Roannaise de l'Eau et Roannais Agglomération étudient la possibilité d'installer un méthaniseur en roannais afin de produire une énergie renouvelable. La société SUEZ a été retenue pour construire et exploiter ce nouvel outil. Après la signature, ce mercredi 31 juillet du contrat entre Suez et Roannais Agglomération, le projet entre en phase de construction, pour un investissement de 19 millions d'euros.

La méthanisation consiste à utiliser les boues issues du traitement des eaux usées pour créer du biogaz. Ce biogaz est ensuite injecté dans le réseau de gaz de ville pour alimenter les foyers.

Piloté par Roannaise de l'Eau, ce projet devrait permettre de couvrir les besoins en énergie de 4 500 personnes en roannais.

 

La construction

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Une première année d'études est nécessaire pour mettre en place le projet. La construction devrait démarrer courant de l'année 2020 pour une mise en service prévue en 2023.

Le méthaniseur sera construit près de la station d'épuration de Roanne. Une conduite, traversant le canal, acheminera les boues de la station d'épuration vers le méthaniseur.

50 000 tonnes de boues issues de la station d'épuration et 12 000 tonnes de biodéchets y seront traités pour produire du biogaz.